Tout savoir sur l’étiquette

Tout savoir sur l’étiquette

Comme nombre de consommateurs, vous vous êtes sûrement déjà retrouvé dans un rayon de votre supermarché ou entre les étals de votre caviste sans savoir comment choisir votre vin. En effet, la complexité des étiquettes et le flou autour des mentions qu’on y retrouve peut plonger l’acheteur dans une certaine confusion. Ici, vous découvrirez la signification de la majorité des termes d’étiquetage que vous rencontrez lors de vos achats au supermarché et chez les cavistes indépendants.

 

Des mentions obligatoires et contrôlées

 

Les bouteilles de vin disposent obligatoirement d’une étiquette sur laquelle le producteur doit communiquer des informations indispensables à la commercialisation de son produit. 

Ces mentions obligatoires comprennent tout d’abord la dénomination de vente qui décrit la catégorie du produit – vin mousseux, vin pétillant… – suivie pour les vins à indication géographique de la dénomination de l’appellation telles que les Appellations d’Origine Protégée (AOP) ou les Indications Géographiques Protégées (IGP). Ces mentions sont complétées par le nom de l’appellation en question : « « Côtes-du-Rhône », « Touraine », « Pays d’Oc » … Doit également figurer sur l’étiquette de la bouteille la provenance du produit, ajoutée en complément de la dénomination de vente. « Vin de France », « Vin de la Communauté Européenne » ou encore « Produit du Chili » sont des exemples d’indications de provenance requises sur l’étiquette.

On retrouve aussi obligatoirement des informations sur le produit en lui-même telles que le Titre Alcoométrique Volumique Acquis (TAVA), souvent appelé le degré d’alcool. Il est mesuré en pourcentage et correspond à la quantité d’alcool pur contenue dans 100mL de vin dans le cas présent. De plus, doit aussi être indiqué le volume nominal, c’est-à-dire la quantité de vin que contient la bouteille en question.

Les étiquettes de bouteilles de vin doivent également contenir des renseignements en ce qui concerne son embouteilleur, qui est souvent aussi son producteur. Ainsi, le nom de l’embouteilleur doit apparaître suivi de son adresse. Dans certains cas, le nom peut ne pas figurer et être remplacé par des mentions telles que « Mis en bouteille à la propriété », par exemple. Par ailleurs, le producteur doit également renseigner le numéro de lot auquel appartient la bouteille par la mention « L » suivie d’une série de chiffres ou de lettres.

Enfin, il est obligatoire d’apposer des mentions relatives à la santé des consommateurs. Parmi ces indications, les informations obligatoires sont les mentions d’allergènes comme les sulfites et le message sanitaire à destination des femmes enceintes préconisant la non-consommation d’alcool. La teneur en sucre doit également apparaître de manière obligatoire sur les étiquettes de vin mousseux mais sont facultatives pour les autres vins.

Ces mentions doivent figurer sur l’étiquette principale de la bouteille. Toutefois, les indications relatives à l’embouteilleur, au numéro de lot et à la présence d’allergènes peuvent apparaître sur un autre espace d’étiquetage de la bouteille comme sur la contre-étiquette.

 

Photo d'illustration
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Des mentions facultatives mais réglementées

 

Néanmoins, on constate que de nombreuses informations supplémentaires viennent parfois compléter les mentions obligatoires sur les étiquettes de vin. Elles ne sont pas requises pour une commercialisation légale du vin mais permettent d’apporter un éclairage complémentaire à l’acheteur pour aiguiller ses choix et faciliter sa compréhension du produit.

Parmi les mentions facultatives, on retrouve par exemple le millésime qui peut communiquer des informations sur le style du vin auquel le consommateur peut s’attendre car il contextualise sa production. En effet, en connaissant les caractéristiques de l’année viticole en question, on peut en déduire les spécificités du vin qui en découle : un millésime froid donnera souvent un vin sur la fraîcheur et l’acidité, tandis que d’un millésime chaud offrira un vin plus riche en alcool.

On peut également en apprendre davantage sur les méthodes d’élaboration du vin dégusté. Ce sont souvent les contre-étiquettes qui apportent ce type d’informations. On y retrouve parfois les cépages utilisés dans l’assemblage, des indications sur la conduite de la vigne dont sont issus les raisins utilisés, des mentions relatives à l’élevage pouvant être réalisé sous bois ou en contenant inerte. Cependant, ces inscriptions, si elles apparaissent, doivent respecter certaines règles d’étiquetage pour être valides.

Pour finir, certains vins peuvent décrocher des distinctions au cours de concours par exemple. Celles-ci peuvent alors figurer sur la bouteille grâce à des médailles apposées sur l’étiquette ou sur la bouteille elle-même. Elles sont un bon moyen d’orienter le consommateur dans sa décision d’achat car garantes d’une certaine qualité du produit.

Les mentions susnommées ne sont pas obligatoires. Toutefois, quand elles sont ajoutées, elles peuvent faire l’objet de règles strictes quant à leur formulation. C’est le cas par exemple quand sont explicités les cépages de l’assemblage. Pour revendiquer un seul cépage, celui-ci devra représenter au moins 90% de l’assemblage. Or, pour faire apparaître plusieurs cépages sur l’étiquette, le vin en question devra en être composé à au moins 15%. L’emplacement de ces mentions facultatives est cependant libre : il n’y a pas d’obligation à les placer sur l’étiquette principale, la contre-étiquette, ou la collerette.

Alors, si cet éclairage peut permettre de mieux identifier un vin, sa provenance, son style, il est important de garder en tête qu’il s’agit là de la législation européenne et qu’en dehors de l’UE, les règles peuvent varier. Ainsi, une certaine mention pourra avoir une signification toute autre en ce qui concerne un vin chilien par exemple, ou être facultative sur une étiquette de vin australien. 

Et comme vous le voyez, aussi bien sur les étiquettes que dans ce texte, nulle part est mentionnée l’obligation de faire figurer une liste des “ingrédients” (additif, auxiliaire) utilisée lors de l’élaboration du vin. A part les sulfites, quid des levures, des stabilisateurs et autres agents de textures laissant des traces dans le vin ?  Une transparence consommateur dans la conception du vin c’est la mission que nous nous sommes donnés avec la plateforme dansmabouteille et son application.

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